Contraintes, défis et solutions pour le financement de la pisciculture autour de la Réserve de Biosphère de Luki (Kongo Central/RD Congo)

Authors

  • Yengo Placide.
  • Umba di M’balu J.
  • Ditona Tsumbu H.
  • Mbuangi Lusuadi M.
  • Bamuene Solo D.
  • Malung’Mper Akpanabi P.
  • Ibanda Kasongo B.
  • Ngoyi Malongi L.
  • Mumba Djamba A.
  • Kikeba Mbala L.
  • Diansambu Makanua I.
  • Lufuluabo Mwabila M.
  • Mabi Nza Masumu J.
  • Matundu Lelo J.
  • Lukombo Lukeba J.C.

DOI:

https://doi.org/10.5281/zenodo.19510551

Keywords:

Contraintes, défis, solutions, financement de la

Abstract

L’agriculture représente la base de l’économie des ménages ruraux en Afrique subsaharienne, mais souffre d’un accès limité aux financements nécessaires à l’investissement, à la modernisation et à l’amélioration de la productivité.

En RD Congo, l’agriculture paysanne occupe plus de 70% de la population active, mais les systèmes financiers, d’assurance et d’accompagnement restent défaillants, limitant la transformation du secteur vers l’agrobusiness. La pisciculture, sous-secteur stratégique pour la sécurité alimentaire, est également confrontée à ces obstacles, ce qui freine son essor et sa rentabilité en milieu rural.

Notre présente étude analyse les difficultés d’accès au financement rencontrées par les paysans pisciculteurs en milieu rural vivant autour de la Réserve de Biosphère de Luki (Kongo Central, RD Congo), ainsi que les défis liés au développement de leurs activités et les pistes de solutions possibles. Elle s’appuie sur une enquête menée entre janvier et avril 2024 auprès de 34 pisciculteurs et des entrevues réalisées auprès des personnes ressources des institutions financières. Une revue documentaire a enrichi notre recherche.

Du point de vue organisationnel et financier, l’étude met en évidence une faible structuration collective et une exclusion bancaire marquée : 82% des pisciculteurs ne sont membres d’aucune association et 91% ne possèdent pas de compte bancaire ou dans une coopérative d’épargne et de crédit. Parmi les rares détenteurs de compte, les montants disponibles restent très faibles (moins de 100 USD) et les mouvements irréguliers.

Le financement des activités piscicoles repose donc principalement sur l’autofinancement (44%) et sur des mécanismes informels de mutualisation/épargne (ristournes) tels que « Mbunda » (28%) et « Ndiakini/Likelemba » (20%), alors que les prêts bonifiés, subventions et appuis techniques demeurent marginaux (environ 1 à 4%). Bien que 97% des enquêtés déclarent disposer de biens de valeur (maison, parcelle, moto, etc.), ces actifs sont souvent de faible valeur marchande et difficilement mobilisables comme garanties formelles. Ce qui renforce le cercle d’exclusion du crédit.

Published

2026-04-11

How to Cite

Yengo Placide., Umba di M’balu J., Ditona Tsumbu H., Mbuangi Lusuadi M., Bamuene Solo D., Malung’Mper Akpanabi P., Ibanda Kasongo B., Ngoyi Malongi L., Mumba Djamba A., Kikeba Mbala L., Diansambu Makanua I., Lufuluabo Mwabila M., Mabi Nza Masumu J., Matundu Lelo J., & Lukombo Lukeba J.C. (2026). Contraintes, défis et solutions pour le financement de la pisciculture autour de la Réserve de Biosphère de Luki (Kongo Central/RD Congo). Revue Internationale De La Recherche Scientifique (Revue-IRS), 4(2), 2687–2702. https://doi.org/10.5281/zenodo.19510551

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