De « baiko moana » à « Tenin’ny Tanana Malagasy » : socio-histoire et enjeux de reconnaissance de la langue des signes malgache (LSM)

Authors

  • Fitia RAKOTONIAINA
  • Claire RASOAMALALAVAO

DOI:

https://doi.org/10.5281/zenodo.21739697

Keywords:

Langue des signes malgache; LSM; Politique linguistique; Légitimité linguistique; Minorité sourde; Madagascar

Abstract

La langue des signes malgache (LSM), également appelée Tenin’ny Tanana Malagasy, constitue une ressource centrale de participation sociale pour les personnes sourdes. Pourtant, son statut institutionnel demeure fragile et sa reconnaissance reste souvent symbolique. À partir d’une approche sociohistorique et sociolinguistique, cet article retrace des jalons de structuration de la LSM (émergence communautaire, rôle des écoles spécialisées, développement de ressources lexicales), puis analyse la requalification terminologique qui conduit du baiko moana (gestes/mimiques associés à une lecture déficitaire) vers une dénomination affirmant le statut de langue. L’article met en évidence l’écart entre reconnaissance sociale de fait et institutionnalisation effective (éducation, administration, services publics), et discute les implications de cette tension pour l’inclusion sociale à Madagascar.

Published

2026-08-01

How to Cite

Fitia RAKOTONIAINA, & Claire RASOAMALALAVAO. (2026). De « baiko moana » à « Tenin’ny Tanana Malagasy » : socio-histoire et enjeux de reconnaissance de la langue des signes malgache (LSM). Revue Internationale De La Recherche Scientifique (Revue-IRS), 4(4), 6873–6885. https://doi.org/10.5281/zenodo.21739697

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