Le contrôle administratif par l’inspection générale des finances a contribué à améliorer la transparence de l’industrie minière en RDC

Authors

  • BETU KASENDA NIVA DADDY
  • NTAMBWE NGONGO Jean
  • KHO OKAVU Pauline

DOI:

https://doi.org/10.5281/zenodo.22727224

Keywords:

le contrôle administrative, transparence, industrie minière, amélioration.

Abstract

La République Démocratique du Congo (RDC) dispose d’un fort potentiel minier (cuivre, cobalt, coltan, or, diamants, etc.), indispensable tant au développement du pays qu’au secteur énergétique du monde. Mais l’État ne parvient pas à tirer le meilleur parti de ces ressources en raison de l’oubli de la fraude minière, de la corruption, de l’exploitation illégale entraînant sous-déclaration de la production et dispositifs de contrôle défaillants, occasionnant d’importantes pertes de recettes fiscales et parafiscales.
Pour faire face à ces défis, la RDC a recours à l’IGF, l’organe supérieur de contrôle des finances publiques. L’Inspection générale des finances procède à des audits administratifs, surveille les sociétés publiques et vérifie les recettes fiscales, douanières et minières, afin de garantir la régularité, la légalité et l’efficacité de la gestion des ressources étatiques.
Les actions et contrôles administratifs menés par l’IGF ont permis, au fil du temps de faire des avancées notables :
• Identification des irrégularités : détection des écarts de production, défaillances dans le recouvrement fiscal et mauvaise gestion.
• Mobilisation des recettes : amélioration de la collecte de l’impôt et vissage de la fraude.
• Responsabilité et transparence : respect des règles comptables plus contraignant et mise en place d’une culture de bonne gouvernance au sein des institutions publiques.
L’efficacité de l’IGF reste cependant bridée par de nombreux freins :
• La rareté des moyens financiers et du personnel qualifié.
• Les pressions politiques et de la corruption qui n’en finit pas.
• Le retard technologique (faible numérisation, systèmes d’information peu performants).
• Le manque de coordination entre les différents services de contrôle et l’isolement des zones minières.
Perspectives et conclusion : Pour donner au secteur minier un rôle moteur durable en termes de création de richesses et de progrès social, il faudra retirer à l’IGF son indépendance, former ses inspecteurs, numériser et moderniser le suivi des recettes en temps réel, et améliorer la coopération entre l’administration et les opérateurs économiques, d’une part, et l’administration et les partenaires au développement, d’autre part.

Published

2026-09-12

How to Cite

BETU KASENDA NIVA DADDY, NTAMBWE NGONGO Jean, & KHO OKAVU Pauline. (2026). Le contrôle administratif par l’inspection générale des finances a contribué à améliorer la transparence de l’industrie minière en RDC. Revue Internationale De La Recherche Scientifique (Revue-IRS), 4(5), 8344–8348. https://doi.org/10.5281/zenodo.22727224