Identités et intégration sociale des membres des CPE dans un contexte de lutte contre le travail des enfants à Grand Zattry (Côte d'Ivoire)
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.21929608Keywords:
Travail des enfants ; identités ; intégration sociale ; protection sociale ; Côte d’Ivoire.Abstract
En Côte d’Ivoire, le cadre réglementaire de la protection de l’enfance intègre les Comités de Protection de l’Enfant (CPE) comme mécanismes de suivi et de régulation des pratiques associées à la « traite », à « l’exploitation » et aux « pires formes de travail des enfants » dans les communautés productrices de cacao, conformément à l’Arrêté n° 147/MFFAS/CAB du 3 février 2010. Dans l’exercice de leurs fonctions de suivi et de régulation, les membres des CPE sont confrontés à des conflits liés à leur « nouveau » statut et à leurs rôles vis-à-vis des producteurs de cacao et des autres membres de leurs communautés.
Dans ce contexte, cet article examine les mécanismes par lesquels les membres des Comités de Protection de l’Enfant (CPE) négocient et renégocient leur reconnaissance, tant au sein de leurs communautés d’appartenance qu’auprès des institutions qui les mobilisent. S’appuyant sur une approche qualitative, l’étude montre que les conflits liés aux mandats des membres des CPE contribuent à fragiliser les liens sociaux qu’ils entretiennent avec leurs communautés et à remettre en question leur identité commune. Par conséquent, dans leur quête de reconnaissance et dans leurs efforts pour maintenir leur statut et leurs rôles à la fois au sein de la communauté et du système de suivi et de régulation de la protection de l’enfance, les membres des CPE sont contraints d’adapter et de réajuster continuellement leurs stratégies.
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