Dialectique du “beau” et du « laid » : vers une redéfinition moderne de l’esthétique
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.18873765Keywords:
Esthétique, Beauté, LaideurAbstract
Cet article examine l’évolution du concept de « laideur » dans l’esthétique occidentale, en mettant en évidence le déplacement progressif du primat du « beau » vers une revalorisation critique du « laid ». Longtemps pensé comme simple négation de la beauté, le laid acquiert, avec l’idéalisme allemand, une portée théorique nouvelle. À partir de la pensée hégélienne, la laideur est envisagée comme moment dialectique nécessaire à la manifestation de l’Idée dans l’art. Toutefois, l’analyse de L’Esthétique du laid de Karl Rosenkranz révèle une limite : malgré la centralité accordée au « laid », celui-ci demeure subordonné au beau, qui en constitue la mesure normative. La réflexion se prolonge avec Nietzsche, dont la critique du « spectateur désintéressé » et du dogmatisme esthétique contribue à ébranler les fondements classiques du jugement de goût. Ce tournant ouvre la voie à une conception de l’art affranchie des normes traditionnelles, où la laideur, la dissonance et la transgression participent de l’autonomie artistique.
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