Implémentation d’un protocole d’interventions infirmières sur la surveillance physique post césarienne immédiate à l’Hôpital Régional d’Ebolowa dans la Région du Sud-Cameroun
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.18402503Abstract
La période post césarienne immédiate est un espace temporel à risque d’importantes complications pour la femme césarisée et nécessite de ce fait qu’un protocole d’interventions infirmières sur la surveillance physique post césarienne immédiate soit disponible pour permettre aux infirmières de la salle de réveil de réduire non seulement les complications post opératoires, mais également celles du post partum immédiat. Cet article vise à décrire le déroulement de l’implémentation d’un protocole d’interventions infirmières en salle de réveil de la maternité de l’Hôpital Régional d’Ebolowa, dans le but d’améliorer la qualité de la surveillance physique des femmes césarisées en période post partum immédiat. L’implémentation d’un protocole d’interventions infirmières existant ayant été développé sur la base de la méthode de Sidani et Braden (2011), a été effective et guidée par 7 des 12 domaines théoriques de Michie et al. (2005) associés aux techniques d’interventions de Michie et al. (2011). Après avoir jugé ce protocole d’interventions faisable en son état, les interventionnistes ont accepté de le mettre en œuvre malgré les ressources limitées du contexte. A cet effet, des mesures correctionnelles ont été déployées incluant la disposition dans la salle de réveil de deux tensiomètres, deux saturomètres et une horloge. Un kit d’accouchement incluant un thermomètre et un mètre-ruban était exigé à chaque gestante pour un meilleur suivi en salle de réveil. Des interventions visant le changement de comportement du personnel en salle de réveil consistant à prendre désormais de manière systématique les signes vitaux toutes les 15 minutes pendant une heure de temps après l’arrivée en salle de réveil de la femme césarisée, puis toutes les trente minutes jusqu’à la fin de la deuxième heure. Il s’agissait aussi de surveiller la miction, le saignement de la plaie opératoire, les lochies, l’état de conscience, le tonus et le volume utérins. Les proches aidants des femmes césarisées effectuaient une surveillance attentive et complémentaire des signes tels que la douleur, le saignement et la difficulté respiratoire tout en signalant aux infirmières des bips et alarmes émis par des appareils de monitorage ainsi que des changements de débits de perfusion. Ce qui a fortement contribué au renforcement du confort et de la sécurité des femmes césarisées en salle de réveil.
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