L’INVERSION MORALE COMME MODE DE GOUVERNEMENT AUTORITAIRE : Théorie, mesure et preuves empiriques à partir du Sahel (2020–2025)
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.18223650Keywords:
autoritarisme ; inversion morale ; mensonge politique ; légitimation ; Sahel ; gouvernance.Abstract
Cet article propose une analyse théorique et empirique d’une configuration spécifique de l’autoritarisme contemporain dans laquelle le mensonge politique se stabilise comme norme morale de la citoyenneté, et non comme simple instrument stratégique. Il développe la Théorie de l’Inversion Morale d’État (TIME), selon laquelle la loyauté au récit officiel supplante la vérification factuelle comme critère central de civisme. L’article formalise un modèle dynamique non téléologique — Autoritarisme–Résilience–Inversion (ARI) — décrivant la conversion de la crise en ressource morale de légitimation, et propose un Indice d’Inversion Morale (IIM) permettant d’opérationnaliser les dimensions cognitive, normative, émotionnelle et symbolique de ce processus. L’application empirique au Mali, au Burkina Faso et au Niger (2020–2025) met en évidence des configurations différenciées mais convergentes d’inversion morale, capables de stabiliser le pouvoir indépendamment des performances matérielles. L’article contribue ainsi à l’analyse comparative de l’autoritarisme en introduisant la morale comme technologie centrale de gouvernement.
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